Précis, délicat et exigeant, le forage est un art méconnu. Les hommes et les femmes qui l’exercent travaillent soit dans une mine souterraine, soit à la surface de la Terre. Leurs objectifs? Recueillir des échantillons de sol à des fins d’analyse et construire des puits, des tunnels et même des passages souterrains. La tâche peut sembler bien simple, mais les maîtres foreurs doivent être précis, suivre des consignes de sécurité à la lettre, travailler de longs quarts de travail et savoir manipuler des foreuses de toutes les grosseurs. Il ne suffit donc pas de creuser un simple trou, comme certains pourraient l’imaginer. Les foreurs doivent, en réalité, maitriser leurs machines et les techniques de forage, en plus de s’adapter aux conditions géologiques et météorologiques. 

Vivant en région éloignée plusieurs semaines consécutives, les foreurs doivent s’habituer à être séparés de leurs proches. En effet, l’exploration minière se fait rarement dans les grands centres. Si les mouches, la chaleur et le froid représentent d’autres inconvénients majeurs, les foreurs ont parfois droit à de magnifiques paysages et à la découverte de nouvelles destinations.

La différence entre la réalité des foreurs canadiens et celle des foreurs sud-américains

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Des Canadiens appelés à travailler dans des pays étrangers ont constaté d’importantes nuances dans la réalité des foreurs d’un endroit à l’autre. Bien que les connaissances de base restent les mêmes, des différences s’observent. Elles se situent surtout par rapport à la formation géologique et au climat. Le cas de l’Amérique du Sud est un exemple des plus intéressants.

La formation géologique : un détail important

La formation géologique est certainement ce qui différencie le plus la réalité des travailleurs sud-américains de celle des travailleurs canadiens. En Amérique du Sud, la majorité des propriétés minières se situent en montagne, à l’intérieur de formations rocheuses. La formation géologique y est parfois beaucoup plus ardue que celle du Canada. Un ajustement à l’égard des techniques de travail est donc de mise. 

Les lois concernant l’exploration minière

Étant donné que les sociétés minières d’envergure sont cotées à la bourse, une sensibilisation de plus en plus grande aux conditions des travailleurs et à la protection de l’environnement est perceptible. Malgré le fait que la règlementation soit légèrement différente d’un pays à l’autre, les compagnies minières sont assujetties à leurs propres engagements sociaux et environnementaux. Ainsi, une compagnie exploitant des ressources dans un pays plus avant-gardiste aura tendance à appliquer ces mêmes règlements partout à travers le monde.

L’altitude

L’altitude représente un autre point majeur différenciant le travail des foreurs canadiens de celui des foreurs sud-américains. Tous n’ont pas la capacité physique de travailler à 4 000 ou 5 000 mètres d’altitude. C’est extrêmement difficile pour le corps humain. Une excellente santé physique et de l’endurance sont requises pour travailler dans un pays comme le Pérou où les travailleurs doivent passer un examen médical spécifique au travail en altitude.

Le temps de déplacement

En Amérique du Sud, les travailleurs passent beaucoup plus de temps à se déplacer lorsqu’ils travaillent en altitude. Dans l’objectif de préserver leur santé, ces derniers ne dorment pas en montagne. Ils peuvent donc passer de deux à quatre heures par jour à voyager du bas de la montagne vers la mine et vice versa.

La production et le climat

Le taux de production par quart de travail est marquant entre les deux endroits. S’il est possible de forer de 40 à 50 mètres sans souci en Amérique du Nord, il est possible de ne forer que 50% de cette production dans des pays comme le Pérou, en raison de l’altitude, du climat et de la formation géologique.

Le travail de foreur vous intéresse? Consultez notre article de blogue sur les cinq plus grands défis d’un foreur.